BONNE ANNÉE DE STEVE

Bonne et heureuse année ! J’espère que vous avez passé de merveilleux moments en compagnie des membres de votre famille et avec vos amis pendant la période de Noël.
Chaque année, je choisis un verset thématique pour notre famille du Fellowship. En 2020, réfléchissons à Osée 12,7 : « Et toi, reviens à ton Dieu, garde la piété et la justice, et espère toujours en ton Dieu. »  (Louis Segond, Genève 1979)
En tant qu’êtres humains, nous avons souvent recours à un répertoire de valeurs ou de vertus pour décrire la meilleure façon de vivre… La meilleure vie chrétienne. Pas une liste ne se ressemble. Certaines d’entre elles sont très longues, car nous voulons ne rien oublier.
De telles listes figurent sur des affiches, des sites Internet, des écrans de veille, sur Instagram ainsi que sur des déclarations de mission d’entreprises. Si elles ne sont pas concises, nous les oublions. Notre seuil semble tourner autour de trois ou quatre mots, comme les trois valeurs du Fellowship : « Servir. Unir. Grandir. »
Au fil de ses pages, la Bible nous présente des aperçus des vertus qui personnifient les valeurs du Royaume et qui devraient nous orienter et guider notre vie quotidienne :

Dieu nous incite à exercer « la justice, la miséricorde et l’humilité » dans Michée 6,8 : « On t’a fait connaître, ô homme ce qui est bien ; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. » (Louis Segond, Genève 1979)

Par ailleurs, dans Osée 12,7, Dieu nous appelle à nouveau à la « justice, à la miséricorde et à l’attente » par ces paroles : « Et toi, reviens à ton Dieu, garde la piété et la justice, et espère toujours en ton Dieu. » (Louis Segond, Genève 1979)
Jésus, dans Matthieu 23,23 nous appelle à exercer : « la justice, la miséricorde et la fidélité » lorsqu’il évoque l’hypocrisie de l’élite religieuse. Jésus parle notamment aux pharisiens ainsi : « […], mais vous laissez ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde et la fidélité ; […] » (Louis Segond, Genève 1979)

Trois vertus fondamentales ou essentielles se trouvent dans chacun de ces trois versets bibliques. L’ apologiste Ravi Zacharias a souligné que ces trois vertus semblables paraissent être la consolidation de Dieu, de tout ce qu’il a enseigné au peuple d’Israël sur la manière de vivre sa vie. Il y en a trois… Une trinité.

Qu’est-ce qu’elles ont de si particulier ? Pour quelle raison Dieu tout-puissant réduit-il les valeurs de son Royaume à ces trois valeurs ? Elles ne forment pas vraiment une liste, mais bien un système selon lequel nous devons mener notre vie. Quelles sont donc ces valeurs ?

  1. La justice (Mishpat en hébreu). C’est l’idée de rectitude ou de vertu qui est évoquée ici, la vertu entourant la moralité de quelqu’un. La rectitude décrit la manière de vivre avec droiture d’une personne, son juste discernement et ses choix éclairés. Il décrit une personne qui démontre une intégrité constante. Lorsque beaucoup de gens choisissent de mener leur vie de manière vertueuse avec intégrité, cet effet collectif conduit naturellement à la justice.
  2. La miséricorde (Chesed en hébreu). Voilà un mot étoffé, riche de signification et qui est rendu le plus souvent dans l’Ancien Testament comme aimante bienveillance (dans les traductions bibliques plus récentes) ou par grâce, selon les traductions bibliques plus anciennes. Ce mot évoque également un « dévouement inébranlable » ou la « loyauté » ou « l’amour selon l’Alliance ». Chesed décrit l’esprit par lequel nous devons exercer la justice.
  3. L’humilité. Cette troisième valeur du Royaume est décrite dans Michée 6,8. D’autre part, 1 Pierre 5,5 nous dit de « nous revêtir d’humilité », un acte issu de notre volonté ! Osée 12,7 souligne « espère » (Louis Segond, Genève 1979) alors que Matthieu 23,23 évoque la « fidélité ». Tant « l’espérance » et la « fidélité » sont des vertus étroitement liées à « l’humilité » et qui ont toutes trait à notre perception de nous-mêmes en soumission à Dieu. Ces trois mots comportent une vertu prédominante commune : l’humilité.

Remarquez le mot « courage », au centre de notre schéma trinitaire en triangle. Les trois valeurs fondamentales du Royaume sont liées les unes aux autres par le courage. Un « courage moral », qui accompagne notre foi en Dieu, et celui qui nous pousse à vivre ces valeurs fondamentales. Même lorsqu’elles sont « contradictoires » à notre nature déchue et qu’elles vont à contre-courant de notre société déchue et hostile sur le plan spirituel. Il ne suffit pas de connaître ces trois valeurs fondamentales.
Ce qui compte, c’est d’avoir le courage de les mettre en pratique. Que ce soit : (a) accomplir ce qui est juste (intégrité, justice) ; (b) admettre, lorsque c’est le cas, que j’ai eu tort (humilité) ; et (c) être bienveillant lorsqu’il est beaucoup plus facile de passer outre (bienveillance aimante). Cela demande un courage immense au quotidien !

La merveille, c’est que toutes les combinaisons de ces trois valeurs fondamentales du Royaume produisent un « système de vertus » qui devrait présider un disciple consacré du Christ.

Ainsi, alliez tant l’intégrité et la justice à la bienveillance aimante et vous obtenez l’authenticité et la probité parmi d’autres vertus. Les gens qui revêtent de telles qualités sont honnêtes, loyaux et dignes de confiance, vertus qui constituent le ciment de relations saines. Les béatitudes y font référence ainsi : le cœur pur (Matthieu 5,8) ou encore sincère, transparent et authentique.
Alliez la bienveillance aimante à l’humilité : vous obtiendrez la générosité et le respect entre autres. Les gens qui présentent de telles caractéristiques sont généreux tant en esprit que dans leur attitude ; ils sont attentionnés, courtois, respectueux, judicieux et compréhensifs. Lorsque « le moi » ne fait pas d’entraves, cela rend la personne plus ouverte, plus réceptive, coopérante, transparente et animée du désir d’être artisane de paix. Dans le Nouveau Testament, le mot grec du monde hellénistique Koinè  « macrothumia » renferme la notion d’être généreux dans sa pensée.

Stephen Covey, dans son livre bien connu intitulé Les sept habitudes des gens très efficaces, parle de ce mot en se servant de l’expression « pensée abondante ». Ce type de pensée découle de l’attitude mentale d’une personne qui lui permet de voir le monde d’une manière non pas restrictive, mais coopérative. Cette pensée ne craint pas la perte. Son point de vue sur la vie est issu du principe gagnant-gagnant et non pas la perspective de gagnant-perdant. Les béatitudes l’évoquent dans Matthieu 5,7 quand il s’agit d’être miséricordieux et d’être de ceux qui « procurent la paix » (Matthieu 5,9).

Enfin, l’alliage de l’humilité et de l’intégrité et la justice produit parmi d’autres vertus, la mansuétude. Les gens qui en font preuve sont propices à l’enseignement, animés de certitude, obéissants, patients et font preuve de retenue. Dans le Nouveau Testament, le mot grec Koinè « prautes » décrit un cheval de guerre au milieu d’une bataille sous contention. Toute la fougue animale demeure, mais elle est entièrement maîtrisée. Certains décrivent cet état comme étant le fait d’avoir véritablement du cran. Il s’agit d’une personne dotée d’un excellent caractère, hautement compétente,  faisant preuve de beaucoup de ténacité. Les béatitudes y font ainsi référence dans Matthieu 5,5: « Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre. ». (Louis Segond, Genève 1979)

La justice, la miséricorde et l’humilité sont des valeurs du Royaume intimement liées à la propagation de l’Évangile et à ses progrès. Il y a des comportements incontournables qui mènent vers les moyens par lesquels nous accomplissons la fin. Notre fin suprême et notre raison d’être consistent à former des disciples de Jésus-Christ, d’accomplir le Grand Mandat dans « l’esprit » du grand commandement.

Référence : https://www.fr.fellowship.ca/PresidentsBlog

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